Michel GHINS, La libre Belgique, 23 mars 2007, p. 27
Il faut inlassablement rappeler que la dignité humaine s'applique à tous les êtres humains sans exception
Aucune société ne peut survivre et prospérer sans s'appuyer sur un socle de valeurs fondamentales recueillant un large consensus. C'est pourquoi, en s'inspirant de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), les pays de l'Union européenneont dans leur grande majorité adhéré à des conventions internationales qui précisent les droits fondamentaux de tout être humain.
Les textes fondateurs résistent cependant mal à des interprétations nouvelles, souvent motivées par des intérêts individualistes ou communautaristes et relayées par des lobbies puissants - économiques, scientifiques, idéologiques. Ces interprétations mettent régulièrement en avant la primauté de la liberté et de pouvoir et de décision sur la vie d'autrui.
C'est ainsi que l'embryon humain, qui est certainement un être humain (peut-on sérieusement nier qu'il existe et qu'il appartienne à l'espèce humaine?), n'est parfois pas considéré comme une personne s'il ne se situe pas (ou plus) dans le cadre d'un "projet parental". De même un foetus handicapé peut cesser d'être tenu pour une personne et être éliminé suite à un avortement dit "thérapeutique". Ou encore, un malade terminal, inconscient ou dément, peut perdre son statut de personne suite à la décision d'un entourage pour lequel il est devenu une lourde charge et puisque "de toute façon, il va mourir" (comme si nous ne devions pas tous mourir un jour). [...]
Il faut inlassablement rappeler que la diginité humaine s'applique intrinsèquement à tous les êtres humains sans exception, quel que soit leur âge ou leur état mental ou physique....
|