André LEONARD, Jésus et ton corps. La morale sexuelle expliquée aux jeunes, Pâque Nouvelle, Edime International, p. 3
Le langage du sexe
Il y a un langage du corps.
Dans ce langage du corps, le sexe a sa place, relative certes, mais parfois décisive. En eux-mêmes, de par leur structure et leur fonctionnement, les organes sexuels masculins et féminins sont une promesse de communication et un gage de fécondité. Ils permettent d'entrevoir l'étreinte possible des corps et des coeurs. Ils contiennent en germe la vie qui peut en naître.
Les deux aspects sont d'ailleurs étroitement imbriqués l'un dans l'autre.
Je veux dire : la sexualité comme lieu de communication physique et spirituelle des personnes et la sexualité comme puissance génitale de reproduction.
Les organes sexuels humains sont ainsi disposés qu'ils appellent l'union charnelle face à face, visage contre visage (cas unique dans la sexualité animale). Ils se prêtent d'aux-mêmes au langage subjectif ou plutôt intersubjectif des personnes. Mais, en même temps, comme dans l'ensemble de la nature végétale et animal, la sexualité humaine est objectivement orientée vers la reproduction. Toute la machinerie de la production masculine des spermatozoïdes, tout le cycle féminin avec son arsenal d'hormones, et enfin toute la physiologie de l'accouplement, tout cela exprime dans l'espèce humaine comme chez les autres vivants l'ingéniosité obstinée de la nature à permettre la fécondation biologique et à garantir la transmission de la vie.
Ce langage objectif des corps et de leur rencontre fait indiscutablement partie, lui aussi, de la sexualité humaine.
La capacité d'engendrer comme celle de donner de la tendresse et du plaisir expriment la grandeur et la dignité du corps en tant que puissance de communication.
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