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L'éclairage biblique

Seul parmi les êtres vivants du monde qui l'entoure, l'homme peut être appelé une personne.

La théologie du corps montre comment l'homme de l'origine, Adam, saisit qu'il est une personne par l'expérience de son corps.
Plus exactement, elle montre comment Dieu lui fait saisir qu'il est une personne par l'expérience de son propre corps.
Et l'homme le saisit à travers trois découvertes fondamentales.

L'homme, être vivant, se distingue d'abord de tous les autres êtres vivants par le fait que lui seul est capable de "cultiver la terre" et de la "dominer" (Genèse, 2, 5).
Ce qui serait impossible sans une intuition typiquement humaine de la signification du corps propre.

L'homme de l'origine fait aussi l'expérience du rassemblement des animaux devant Adam : "L'homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel, et à toutes les bêtes sauvages". Mais, continue le texte, Dieu ne trouva pas une aide qui soit assortie à l'homme (Genèse, 1, 28).
Face au rassemblement de tous les animaux, l'homme se retrouve seul.
Seul parce qu'il est différent du monde visible.
Et il se sent seul.
Le texte de la Genèse nous montre comment l'homme se distingue devant Dieu de tous le monde des êtres vivants par un premier acte d'auto-conscience (cf. Jean-Paul II, Homme et femme, Cerf, 1981, p. 48).

C'est grâce à son corps qu'Adam se découvre seul, au milieu du monde visible.
En découvrant sa solitude originelle, l'homme se découvre comme une personne radicalement distincte des animaux.
Mais que signifie que "pour un homme, Il ne trouva pas d'aide assortie"?

C'est la troisième découverte d'Adam, sur la base de l'expérience de son propre corps : l'incomplétude de son image.
L'homme de l'origine fait, à travers le manque de l' "aide" qui lui serait "assortie" la découverte de la sexualité, de sa capacité d'aimer et de se donner.
Il découvre l'incomplétude de son image et, avec elle, la joie d'aimer.

D'où, effectivement, la joie de l'être humain "masculin" après la création de l'être humain "féminin".

Ainsi l'expérience du corps révèle-t-elle à l'homme de l'origine, comme à l'homme contemporain, qu'il est une personne.
Telle est la supériorité et la dignité incomparable de l'homme.

Elle révèle aussi que la relation sexuelle est une relation d'amour qui, par l'union étroite de deux personnes, apporte joie et bonheur.

Ce que dit le texte de la Genèse, c'est la primauté de la valeur de la personne.
C'est cette primauté qui doit être affirmée avec force dans l'éducation sexuelle.

Si toute relation humaine est une relation interpersonnelle, la relation sexuelle entre l'homme et la femme est elle-même une relation interpersonnelle : c'est une relation qui exprime, manifeste et réalise l'amour entre les personnes.

Les valeurs sexuelles ne peuvent pas être séparées de la personne.

 

d'après l'ouvrage d'Inès Pélissié du Rausas
S'il te plaît, parle-moi de l'amour.
L'éducation affective et sexuelle de l'enfant de 3 à 12 ans
Saint-Paul Editions Religieuses, Paris, 2000

 

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