L'amitié n'est pas l'amour fraternel
| Pour être heureux, l'homme a besoin d'amis qui lui ressemblent.
Aristote |
On parle parfois de son ami comme d'un "alter ego", un autre soi-même.
Mais ce n'est pas la rencontre de l'alter ego qui définit le mieux l'amitié. La ressemblance comme telle peut en effet aussi bien être répulsive qu'attractive.
Critiquant cette définition aristotélicienne de l'amitié, Platon notait déjà que celle-ci, l'amitié d'alter ego peut aussi engendrer la guerre des doubles.
René Girard, philosophe et écrivain contemporain
a d'ailleurs fait son cheval de bataille de ce mimétisme qu'il situe au fondement de la violence.
Si donc l'amitié est proche de la fraternité, c'est moins sur une base de ressemblances ou de différences que sur celle de la reconnaissance et de la "mise en commun".
L'amitié n'est pas l'amour fraternel qui unit deux frères qui ne se sont pas choisis.
L'amitié est une fraternité d'élection, qui ne peut que bonifier l'amour fraternel.
L'amitié est un lien de sympathie et d'affection entre deux personnes, qui ne repose ni sur l'attrait sexuel, ni sur la parenté. |
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