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FAQ


 

Attention, danger

Le Norlevo peut être délivré aux mineures gratuitement, sans autorisation parentale, ni prescription médicale.
Sa délivrance par le pharmacien est précédée d'un entretien visant à assurer que la situation de la personne mineure correspond aux critères d'urgence et aux conditions d'utilisation de cette contraception.
Il doit lui fournir une information sur la contraception régulière, sur les MST et sur l'intérêt d'un suivi médical.
Le pharmacien donne également une documentation et les coordonnées du Centre de planification le plus proche.

Journal Officiel du 10 janvier 2002 (France)

 

Dans un film proposé par le ministère de l'Education nationale (France), on présentait les deux risques de la sexualité : le sida et la grossesse. Le sida que l'on prévient grâce au préservatif, la grossesse que l'on supprime grâce à l'IVG et maintenant le Norlevo !

Dans l'esprit de nombreuses jeunes filles qui ne veulent ni s'encombrer de l'utilisation de préservatifs, ni prendre régulièrement la pilule, les solutions d'urgence sont les plus pratiques. On vit dans l'insouciance, c'est le propre de la jeunesse, et au cas où il y aurait un risque, il y a toujours une solution Norlevo ou IVG si on s'y est pris trop tard. Puisque c'est autorisé, c'est qu'il n'y a pas de danger pour elles.

A propos du Norlevo, on peut se demander logiquement si l'ingestion d'une quantité importante d'hormones par un corps jeune, à l'équilibre hormonal précaire, est anodine et sans risque, d'autant plus qu'il n'y a aucun suivi médical. Comment peut-on admettre que ces jeunes filles pusisent y avoir accès sans contrôle, ne sanchant pas en général où elles en sont de leur cycle? Si aucune grossesse ne s'annonce après la prise du Norlevo, elles croiront à son efficacité totale alors qu'elles n'étaient peut-être même pas fécondées !... Et recommenceront, en allant en faire la demande dans une autre pharmacie.

Peut-on ainsi prendre autant de risques avec la santé des jeunes filles? Comment pourraient-elles se rendre compte du danger si les pouvoirs publics encouragent son utilisation? Et le jour où arrivera une complication grave (cardiovasculaire par exemple), qui sera responsable?

Elisabeth Bourgois, Les jeunes, le sexe et l'amour
Editions de l'Emmanuel, 2003, p. 127