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La position de l'Eglise- Moralité des actes homosexuels
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Si tu veux apprécier moralement l'homosexualité, il te faut faire une autre distinction importante, à savoir la distinction entre les homosexuels et le comportement homosexuel. André Léonard, Jésus et ton corps. La morale sexuelle expliquée aux juenes |
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Se voulant fidèle à l’attitude de Jésus qui n’excluait personne, l’Eglise entend que les personnes homosexuelles, d’une part soient traitées avec respect comme n’importe quel homme ou femme, et d’autre part ne soient pas enfermées dans leurs tendances, voire leurs comportements homosexuels. Elle plaide donc pour que l’adjectif « homosexuel » ne devienne pas un substantif ! Au nom d’un minimum de liberté qu’elle reconnaît à chacun dans la conduite de sa vie morale, l’Eglise continue d’ailleurs de distinguer entre les tendances homosexuelles - qui, sans relever du péché proprement dit, n’en sont pas moins des « troubles » - et les comportements homosexuels qui, eux, engagent la responsabilité morale de leurs auteurs. Il est sûr, en effet, qu’avec l’anthropologie qui est la sienne et qu’elle tire de la révélation biblique, l’Eglise ne peut pas voir dans l’homosexualité une simple alternative à l’amour qui pousse l’un vers l’autre un homme et une femme. On notera d’ailleurs que cette anthropologie a trouvé, depuis quelques décennies, des consonances avec nombre de développements de la psychanalyse lacanienne. Le moraliste Xavier THEVENOT et le psychanalyste Tony ANATRELLA ont abondamment souligné ces correspondances. La différence sexuelle émergeant de la tradition biblique comme le paradigme de l’altérité, l’Eglise pressent, derrière l’actuelle confusion du langage , des enjeux de société et des sexes eux-mêmes, un déni de la différence rendant plus difficile la structuration des individus et une authentique rencontre des personnes. « La double difficulté spécifique de l’homosexualité - ne pouvoir expérimenter la fonction procréatrice de la sexualité et ne pouvoir vivre l’altérité comme différence sexuelle - la différencie essentiellement de l’hétérosexualité, même si celle-ci, sur le plan éthique, est aussi fragile et menacée par la violence, l’idolâtrie ou d’autres formes de perversité que celle-là. La différence n’est pas éthique mais bien ontologique : l’hétérosexualité demeure la condition de possibilité de la pleine réalisation de ce que hommes et femmes sont appelés à vivre" (Eric Fuchs, Le désir et la tendresse, p.247). Dans le contexte de chasse à l’homophobie qui est le nôtre, ce refus de donner à la relation entre deux personnes du même sexe le même statut qu’au mariage entre un homme et une femme est parfois présenté comme une scandaleuse discrimination. Là encore, il faut être clair sur le sens des mots : toute distinction n’est pas discrimination ! Ne pas traiter également ce qui est semblable serait en effet condamnable au nom du principe de non-discrimination entre citoyens égaux en droits. Mais tel n’est pas le cas ici, puisqu’il s’agit précisément de reconnaître, au nom du principe de réalité, que le duo homosexuel n’est pas semblable au couple formé par un homme et une femme ! Rappelons à ce sujet l’argumentaire de nos évêques : « il n’y a pas d’équivalence entre la relation de deux personnes du même sexe et celle formée par un homme et une femme. Seule cette dernière peut être qualifiée de couple, car elle implique la différence sexuelle, la dimension conjugale, la capacité d’exercer la paternité et la maternité. L’homosexualité ne peut pas, à l’évidence, représenter cet ensemble symbolique" (Note du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, en date du 16 septembre 1998). www.portstnicolas.org/homme-et-femme-dieu-les-crea.html |
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L'inclination homosexuelle doit être considérée comme objectivement désordonnée. [...] La brève instruction de la Congrégation pour l'éducation catholique intitulée Homosexualité et ministère ordonné (31 août 2005). Reconnaissant un lien entre homosexualité, maturité affective, identité sexuée et capacité d'entrer en juste relation avec des hommes et des femmes, le texte poursuit : les personnes qui "pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay", se trouvent dans une situation déficiente en ces domaines. Aussi l'Eglise ne souhaite-t-elle pas ordonner prêtre ou diacre des hommes qui vivraient dans cette situation objective. L'ordination sacrée en effet est configuration d'un homme au Christ Tête, Pasteur et Epoux de l'Eglise, avec le don de soi, la charité pastorale et la paternité spirituelle qui en découlent... d'après Olivier Bonnewijn, Ethique sexuelle et familiale |
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Quelle solution concrète s'offre alors à celui ou à celle qui, tout en se découvrant une tendance homosexuelle, veut être fidèle à Jésus et à son alliance d'amour? d'après Olivier Bonnewijn, Ethique sexuelle et familiale |
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