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FAQ

 

Orientation et identité sexuelle

Nous sommes, tous, de sexe masculin ou de sexe féminin.

Notre identité sexuelle, c'est la sexe qui est inscrit, de manière indélébile, dans notre corps.

Notre orientation sexuelle, c'est la manière dont nous nous positionnons par rapport à cette identité, la manière dont nous reprenons cette identité, la manière dont nous l'assumons.

L'identité de la personne se décline au masculin ou au féminin dans un corps sexué.

C'est à partir de cette réalité objective que nous avons à nous développer ou à maintenir certains désirs dans les aspects régressifs de la personnalité (au sens freudien du terme c'est-à-dire d'état premier de la sexualité).
En ce sens nous comprenons mieux que le cœur ontologique d'un sujet humain est sa personne et non pas une gamme de désirs qui peut parfois poser de sérieux problèmes psychiques et sociaux.

L'identité sexuelle qui est un fait que le jeune enfant intègre progressivement dans sa personnalité, ce qui représente un réel travail psychique avec des tâches internes spécifiques, est confondue avec une orientation sexuelle qui, elle, est le résultat du traitement des pulsions partielles et des identifications primaires.
Mais lorsqu'une orientation, ou plus précisément un désir, est en contradiction avec l'identité sexuelle au point de chercher à le vivre exclusivement pour lui-même, alors ce fait témoigne d'un conflit et d'une tâche psychique non élaborée.
A tort, le désir est retenu pour une identité et cette vision confine à la confusion dans bien des domaines.
L'homosexualité est toujours le symptôme d'un problème dans la personnalité.

Tony Anatrella, zenit.org

 

Comment allons-nous reprendre à notre compte, personnellement, notre identité sexuelle? Comment allons-nous l'assumer? Comment allons-nous orienter notre sexualité?

Il nous est, à tous, impossible d'élaborer nous-mêmes, tout seuls, notre orientation sexuelle. Car pour nous positionner dans notre sexualité personnelle, assumée, nous avons besoin de référents masculins et féminins.
C'est en nous identifiant aux aspects masculins, ou féminins, des personnes que nous rencontrons dans notre histoire (nos parents, nos modèles sociaux, etc.), que nous élabarons notre orientation sexuelle.
Orientation qui est par conséquent une conséquence involontaire d'élections affectives involontaires.

D'où l'importances des références sexuelles des deux sexes.

D'où les problèmes quand ces références viennent à manquer. Ou quand les frontières entre la masculininé et la féminité deviennent floues au point qu'il devient difficile de s'y retrouver.

L'enfant, garçon ou fille, a besoin de référents masculins et féminins bien définis pour arriver à se positionner par rapport à lui-même, par rapport à son identité sexuelle.
Le jeune adolescent, en pleine mutation, est d'abord centré sur lui-même et sur sa propre sexualité. Pour sortir de ce "monologue sexuel" d'où la confrontation avec l'autre est absente, il doit s'ouvrir à l'autre. Mais il n'y parviendra que si l'autre, réellement autre, entre dans son horizon pour l'inciter à se décentrer de lui-même.

La sexualité "primitive" est appelée à se transformer en ce sens, à se décentrer par rapport à elle-même, à fuir le monologue sexuel d'où la confrontation avec la réalité de l'autre est absente.
Elle quitte ainsi l'univers où règne la toute-puissance du moi et de ses pulsions.
Elle passe d'une sexualité imaginaire, sans objet autre qu'elle-même, à une sexualité qui reconnaît la différence des sexes, qui intériorise le sens de l'autre et qui découvre dans ce dialogue l'identité de l'autre et d'elle-même.

Olivier Bonnewijn, Ethique sexuelle et familiale
Editions de l'Emmanuel, Paris, 2006, p. 136

Nombreux sont ceux qui se croient nés homosexuels et qui ne le sont pas.
Si on ne dispose pas des médiations nécessaires, il devient en effet bien difficile, voire impossible d'accueillir l'autre dans son altérité. D'où le tendance à se refermer sur soi, dans sa propre sexualité.

Faute d'avoir intériorisé le sens de l'autre sexe, le sujet s'installe dans l'unisexualité autosuffisante de son propre sexe.

Tony Anatrella, Le règne de Narcisse
Presses de la Renaissance, Paris, 2005, p. 63