Tendance et conduite homosexuelle
Rigoureusement parlant, l'homosexualité ne consiste pas dans la tendance homosexuelle, mais dans la conduite homosexuelle.
Est homosexuel celui qui, passant à l'acte, entretient des relations sexuelles avec une ou des personnes du même sexe.
L'homosexualité consiste dans la conduite sexuelle résultant d'une attirance érotique préférentielle, et parfois même exclusive, à l'égard des personnes du même sexe.
La morale sexuelle expliquée aux jeunes
Edime International, Louvain-la-Neuve, 1998, p. 17 |
Il faut donc distinguer la tendance et la conduite homosexuelle.
Car il y a un monde de différence entre une tendance et une conduite.
Ceci étant vrai aussi bien pour les "hétérosexuels" que pour les "homosexuels".
La tendance est involontaire : je suis amoureux, j'ai des "tendances"...
En tant que donnée de fait involontaire, la tendance n'a aucune portée morale.
Mais suffit-il d'avoir une "tendance" (à la gourmandise, au mensonge, à l'homosexualité, etc.) pour passer à l'acte?
Quelle sera ma conduite, face à cette tendance?
Pour l'homosexuel, comme pour l'hétérosexuel, tout dépend, sur le plan moral, de l'usage libre que l'on fait de ses tendances spontanées.
Mes tendances ne dépendent pas de moi.
Ma conduite dépend toujours de moi. Parce que je suis libre.
Sans doute certaines personnes ont-elles plus de "tendances" que d'autres, une complexité de facteurs pscyhologiques pouvant entrer ici en jeu.
Mais souligons aussi qu'une conduite homosexuelle peut aussi être posée sans qu'il y ait vraiment tendance homosexuelle.
Ainsi en est-il pour ceux qui recherchent le plaisir sexuel pour lui-même, à tout prix. La seule loi qui prévaut ici, c'est la recherche de plaisirs diversifiés, nouveaux et intenses. Cette "philosophie" de la vie qui idolâtre le sexe risque de conduire ceux qui la pratiquent à des comportements homosexuels persistants, alors qu'initialiement ces individus n'éprouvaient pas spontanément de penchant particulier en ce domaine.
Olivier Bonnewijn, Ethique sexuelle et familiale
Editions de l'Emmanuel, Paris, 2006, pp. 153-154 |
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