La théorie du gender : un obstacle de taille :
l'Eglise catholique
Selon le texte de la Genèse, Dieu a voulu l'être humain, l'homme comme la femme. Il y a un projet de Dieu sur l'humanité, projet qui passe par une humanité sexuée.
L'homme a été créé par Dieu homme et femme, être social, être de relations. Il y a en l'homme une inclination naturelle à la sociabilité: nous sommes faits pour vivre en société. Nous avons besoin les uns des autres, nous sommes tous solidaires, mais aussi tous égaux.
Dans son texte, intitulé Lettre aux femmes, écrit en préparation de la Conférence de Pékin, Jean-Paul II insiste sur le fait que la femme est le complément de l'homme, comme l'homme est le complément de la femme: la femme et l'homme sont entre eux complémentaires. "Lorsque la Genèse parle d''aide', elle ne fait pas seulement référence au domaine de l'agir, mais aussi à celui de l'être. Le féminin et le masculin sont entre eux complémentaires, non seulement du point de vue physique et psychologique, mais ontologique. C'est seulement grâce à la dualité du 'masculin' et du 'féminin' que l''homme' se réalise pleinement."
L'homme comme la femme ne peuvent pleinement se trouver que par le don désintéressé d'eux-mêmes: l'épanouissement total de l'être humain ne peut passer que par le don désintéressé de soi. Pour la femme, cela signifie aussi bien la célibataire, que l'épouse, la mère de famille, la divorcée, la consacrée: toute femme! Dans le couple, "le don désintéressé de soi" de la part de la femme attend en réponse d'être parachevé par un "don" analogue de la part de son mari.
Le couple selon le texte de la Genèse est composé d'un homme et d'une femme, s'engageant à être fidèles l'un à l'autre, à l'image de l'alliance indissoluble entre Dieu et les hommes. La famille est la cellule de base de la société. La famille est lieu de solidarité, d'interdépendance consentie, de fidélité. C'est le lieu où des personnes s'engagent librement à construire ensemble une communauté nouvelle, stable et ouverte à la vie, à l'enfant.
Nous ne trouvons nulle part dans les textes pontificaux une condamnation du travail de la femme à l'extérieur du foyer. Homme comme femme, chacun doit pouvoir aller à l'école et profiter des bienfaits de l'enseignement. A travail égal, salaire égal, quel que soit le sexe. Dans son message pour la XXXème Journée mondiale des Communications sociales, de 1996, le Pape dit: |
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"Tout d'abord, (…), la maternité est souvent pénalisée au lieu d'être récompensée, bien que l'humanité doive sa propre survie aux femmes qui ont choisi d'être des épouses et des mères. Il est sans doute injuste que ces femmes fassent l'objet d'une discrimination, sur le plan économique ou social, précisément pour avoir suivi cette vocation fondamentale. De même, je voudrais souligner qu'il existe un besoin urgent d'obtenir partout une égalité effective dans tous les domaines: la parité des salaires à travail égal, la protection des mères qui travaillent, un juste avancement dans la carrière, l'égalité des époux dans les droits de la famille et la reconnaissance de tout ce qui est lié aux droits et aux devoirs du citoyen dans un régime démocratique." |
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N'en déplaise aux messieurs, selon l'Église, la femme n'est pas uniquement éducatrice de ses enfants. Elle est d'abord éducatrice de son mari. Qu'on le veuille ou non, le fait est là: c'est la femme qui porte l'enfant et qui apprend à l'homme son rôle de père!
Pour le Pape, c'est la femme, plus que l'homme, qui peut transformer la civilisation de mort en civilisation d'amour. Dieu a réservé à la femme une place unique: c'est elle qui lutte pour l'homme, pour son véritable bien, pour son salut. La femme est éducatrice à l'amour, éducatrice de l'enfant mais aussi éducatrice de l'homme. En 2004, à Lourdes, Jean-Paul II a déclaré: |
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"De cette grotte, je vous lance un appel spécial à vous, les femmes. En apparaissant dans la grotte, Marie a confié son message à une fille, comme pour souligner la mission particulière qui revient à la femme, à notre époque tentée par le matérialisme et par la sécularisation: être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du cœur. A vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’Invisible ! A vous tous, frères et sœurs, je lance un appel pressant pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu’à son terme naturel. La vie est un don sacré, dont nul ne peut se faire le maître." |
L'homme comme la femme sont appelés à exister pour autrui, à devenir un don. Le modèle est le Dieu des Chrétiens. C'est par la contemplation du Dieu des Chrétiens que l'Église propose à ses fidèles une vision bien précise de l'homme et de la femme, qui nous fournit une base solide pour une discussion avec des non-croyants.
Extrait d'une conférence d'Anne-Marie Libert
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