En tant que composante fondamentale de la personne, la sexualité conditionne la façon dont la personne se manifeste et entre en relation avec les autres.
La sexualité possède une dimension relationnelle essentielle.
Elle est le signe et le lieu de l'ouverture, de la rencontre, du dialogue, de la communication et de l'unité des personnes entre elles. L'homme et la femme perçoivent leur différence sexuelle et sont attirés l'un par l'autre, ils veulent découvir les secrets les plus mystérieux de l'autre sexe, mais il reste toujours entre eux une différence, un abîme impossible à combler.
La distinction sexuelle est une diversité mais dans une égalité de nature et de dignité. Les sexes sont complémentaires; ils sont égaux pour se comprendre et différents pour se compléter réciproquement.
L'exercice de l'activité génitale qui s'exprime au moyen des organes génitaux n'est pas l'unique façon de s'accomplir en tant qu'homme ou femme.
Il reste vrai qu'être femme n'équivaut pas nécessairement à être mère ou même épouse, et être homme ne veut pas obligatoirement dire être un mari et un père. Thomas d'Aquin, bien avant les mouvements féministes actuels, affirmait que le mariage était un droit naturel mais secondaire : le droit naturel premier est le droit à la vie.
Le fait d'avoir choisi de vivre sa sexualité sans activité génitale ne rend pas les religieux, religieuses et prêtres moins hommes ou moins femmes.
Elisabeth Bourgois, La bioéthique pour tous
Le Sarment,
Paris, 2001, p. 170 |