13. Le préservatif n'est pas sûr à 100%
En dehors de la question morale, expliquer aux jeunes que le préservatif est sûr à 100% et qu'ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent, c'est faire preuve de l'idéologie rigide du libéralisme sexuel.
Leur inexpérience naturelle, leur immaturité et leur difficulté parfois pour lire un mode d'emploi, suffisent pour que le préservatif soit mal utilisé et qu'il y ait contamination et qu'il y ait contamination grave !
Il faut souligner aussi que le préservatif n'est plus du tout recommandé par les gynécologues pour éviter une grossesse (10% d'échec) et comme un spermatozoïde est beaucoup plus gros que le virus du sida, on peut penser que, logiquement, un organisme plus petit passera plus facilement qu'un plus gros.
On constate aussi que l'utilisation du préservatif par les populations à grands risques et à la pratique sexuelle importante a entraîné une stagnation de l'épidémie, sans la supprimer ni la diminuer; par contre l'épidémie a augmenta dans les groupes hétérosexuels et les populations immatures.
Il paraît aujourd'hui de moins en moins vieux jeu ou ringard de parler de fidélité ("monogamie réciproque", selon le terme du professeur Montagnier), car c'est certainement le langage le plus intelligent et le plus efficace pour enrayer cette monstrueuse épidémie.
Ainsi par exemple, à Lille, le 6 décembre 2001, la fidélité était le thème de la journée régionale pour la prévention du sida.
C'est cette démarche que suivent de nombreux pays comme le Viet-Nam, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Canada ou la Suisse qui ne limitent pas la prévention du sida au seul préservatif, mais indiquent aussi par exemple que "la fidélité entre époux fait le bonheur de la famille" (texte d'une affiche sur les murs d'une grande ville au Viet-Nam en 1997).
N.B. C'est nous qui souligons.
Elisabeth Bourgois, Les jeunes, le sexe et l'amour
Parole et Silence, Paris, 2003, p. 103
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