12. Prévention de la transmission sexuelle
La transmission se fait d'autant plus qu'il y a traumatisme et blessure.
La jeune fille, par exemple, a une paroi vaginale fragile. Il y a, de plus, rupture plus ou moins violente de l'hymen au cours du premier rapport sexuel et donc saignement.
La transmission du virus est cinq fois plus fréquente de l'homme à la femme que de la femme à l'homme.
Le rapport anal chez les homosexuels est également dangereux, car la muqueuse anale est vascularisée - c'est cette vascularisation qui permet l'utilisation de médicaments comme les suppositoires dont le principe actif est vite diffusé dans le sang.
Lors du rapport anals, il y a souvent une petite lésion dans laquelle s'engouffre le virus du sida si le partenaire est contaminé.
Les relations sexuelles anales sont donc beaucoup plus risquées que les relations vaginales.
Le contact de la bouche avec le liquide pré-éjaculatoire, le sperme et les sécrétions vaginales comporte un risque théorique s'il y a lésion dans la bouche.
Embrasser sur la bouche une personne séropositive n'est, en principe, pas risqué, sauf s'il y a lésion de la muqueuses buccale (aphtes, gingivites) des deux partenaires (contamination par le sang).
[...]
Le professeur Montagnier (qui a fait la première description du vir!us du sida en mai 1983) esplique que si le préservatif diminue le risque du sida par 10, il n'est pas sûr à 100%. Il existe un pourcentage d'échecs dus essentiellement à des glissement et à des ruptures (3,5% à 5%)
Note du Chemin de Vie
article de Alain Lejeune, pharmacien d'industrie, paru dans Pâque Nouvelle
"Le préservatif, en tant que produit barrière anticonceptionnel est mesuré, comme les autres moyens contraceptifs, selon un index appelé le PEARL Index, Pearl étant le médecin qui a mis cette méthode d'évalution au point.
Selon les études, l'efficacité du préservatif, correctement utilisé comme contraceptif, oscille de 85 à 98% (OMS, Critères de recevabilité pour l'adoption et l'utilisation continue des méthodes contraceptives, 3e éditions 2005). L'OMS reconnaît un taux d'échec du préservatif en matière de contraception de 15% (Novopress. info/France/p=16029).
Or la dimension d'un virus (100 nanomètres = 100 milliardième de mètre) est nettement moindre que celle d'un spermatozoïde.
On pourrait comparer un ballon de football (spermatozoïde) à une tête d'épingle (virus). C'est dire qu'en tant que barrière au virus, il peut y avoir des failles. Si un spermatozoïde passe cette barrière, que dire alors d'un virus?
D'autant plus que le latex dont est fait la plupart des préservatifs a une limite de validité. Selon l'effet de la chaleur, le préservatif devient poreux [...] Que dire de l'impact sur des préservatifs vendus dans les "boutiques trottoirs" où il sont souvent exposés à plus de 40°C?"
lire l'article complet dans notre "Dossier Sida" |
"Il ne faut pas occulter une vérité scientifique, même si elle est désagréable et va contre le courant dominant" (Pr. Montagnier).
Le professeur Montagnier recommande d'éduquer à la responsabilité des comportements, il recommande la monogamie réciproque, souligne le danger des rapports trop précoces ainsi que celui de multiplier les partenaires, notamment chez les jeunes, informe du danger particulier du rapport sodomique.
A défaut de changement de comportement, il recommance l'utilisation du préservatif.
Elisabeth Bourgois, Les jeunes, le sexe et l'amour
Parole et Silence, Paris, 2003, p. 102 |